Alternance politique au Togo: La lutte d’aujourd’hui doit dépasser le statut de leader, l’enjeu est, comment utilisé toutes les opportunités pour provoquer des actions partout et au même moment.

AccueilInterview

Alternance politique au Togo: La lutte d’aujourd’hui doit dépasser le statut de leader, l’enjeu est, comment utilisé toutes les opportunités pour provoquer des actions partout et au même moment.

Aujourd'hui, les togolais doivent savoir qu'une dictature ne se désintègre pas par sa propre volonté. Ou un dictateur n'abandonne pas le pouvoir par

La Loupe du Correcteur: « Même l’armée n’est plus une soupape de sûreté. »
10 Mai 2013- 10 Mai 2020: Hommage à Étienne YAKANOU, 7 ans sans justice.
La Loupe du Correcteur: « Y a-t-il vraiment un commandant à bord du navire Togo ? »

Aujourd’hui, les togolais doivent savoir qu’une dictature ne se désintègre pas par sa propre volonté. Ou un dictateur n’abandonne pas le pouvoir par faveur.
C’est toujours la pression farouche des opprimés qui pousse le dictateur à céder ou qui le fait partir par force. Le dictateur pour se maintenir au pouvoir procède par la ruse et la force.

Et nous devons savoir aussi qu’une dictature qui dure ce n’est pas simplement à cause de sa barbarie et de manque de stratégies des premiers leaders de la liberté. C’est surtout grâce à une forme de culture et de psychologie qui amène les opprimés à obéir sans contraintes, à accepter, supporter les injustices, les arbitraires sans réagir, dans l’indifférence totale.

Le dictateur amène l’opprimé à croire fermement que le changement est impossible. Si la libération doit venir, elle ne peut être que l’œuvre d’un dieu ou d’un étranger.

C’est pour ça que STEVE BIKO disait : « L’arme de l’oppresseur, c’est l’âme de l’opprimé. » . En écoutant et en observant les togolais dans nos rues, quartiers, églises, mosquées… nous nous rendons compte que le système contrôle l’esprit de tout le monde.

Cette élection du 22 février à travers la fabrication des chiffres et les preuves des fraudes qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent qu’avec une bonne planification en tenant compte de toutes les phases du processus électoral, ce système peut tomber.
Nous devons laisser le discours fataliste qui consiste à dire : « L’élection n’est pas la solution au problème togolais. »

L’enjeu est, comment utilisé toutes les opportunités pour provoquer des actions partout et au même moment.

Nous devons produire des analyses qui vont déconstruire des discours de bouc-émissaire parfait et de l’auto-justification des leaders politiques et d’opinion sur les réseaux sociaux et médias.
Nous devons produire des discours alternatifs qui vont faire du citoyen acteur de sa propre libération.

La lutte d’aujourd’hui doit dépasser le statut de leader.
Devant une dictature féroce, il faut multiplier les têtes de lutte. Il faut un schéma de lutte de guérilla avec une application parfaite des méthodes de la lutte non-violente.
Des discours programmés et des activités qui vont permettre l’émergence de cellules de résistance autonomes très mobile.

Par les discours alternatif et les activités nous allons pouvoir déconstruire les schémas mentaux du système qui ont pris racine dans le psychisme des togolais. Et nous allons les remplacer par de nouvelles qui vont émanciper les mentalités de l’esclavage mental.

Travaillons plus à voir de la complémentarité dans nos différentes méthodes. Pour prouver qu’une telle méthode est inefficace, il faut d’abord travailler à mettre en place la méthode gagnante et commencer par l’appliquer. Nous devons maintenant montrer dans l’application de nos méthodes que l’autre a tord.

Nous devons abandonner cette mauvaise culture qui consiste à détruire d’abord la méthode existante par nos discours de diabolisation, de dénigrement avant de commencer par chercher la nouvelle qu’il faut appliquer et les personnes qui vont les exécuter.

Que les fruits de nos actions parlent à notre place maintenant.

error: Le contenu est protégé !!