Arnaque via les services de transfert mobile d’argent Flooz /Tmoney : Pourquoi l’Etat a failli à son rôle de garant de sécurité.

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Arnaque via les services de transfert mobile d’argent Flooz /Tmoney : Pourquoi l’Etat a failli à son rôle de garant de sécurité.

L'appel lancé par le Mouvement Martin Luther King (MMLK) le 14 octobre dernier à l'État Togolais pour sécuriser la vie des citoyens, est pour l'heure

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L’appel lancé par le Mouvement Martin Luther King (MMLK) le 14 octobre dernier à l’État Togolais pour sécuriser la vie des citoyens, est pour l’heure resté sans suite. Comme cela est de coutume sous les Gnassingbé, il faut qu’il y ait plus de drame pour que la coterie se mette en branle. L’histoire des deux jeunes filles actuellement dans les prisons civiles de Lomé et de Vogan pour s’être endettées auprès des services de transfert mobile d’argent (Flooz /Tmoney) du fait de la roublardise des arnaqueurs, est suffisamment grave pour faire sortir les autorités de leur léthargie décapante.

Si les Togolais sont souvent victimes d’escroquerie avec leurs téléphones, c’est avant tout une faute des deux sociétés de téléphonie mobile MOOV et TOGOCOM. Ces sociétés ont promis la sécurité aux abonnés en mettant en place un système d’identification auquel tous les abonnés se sont soumis.

Mais les problèmes n’ont pour autant cessé avec les services de transfert mobile d’argent (Flooz /Tmoney). Ce qu’on voit aujourd’hui est que les filous savent s’y bien s’y prendre qu’ils passent souvent à travers les mailles du filet, faisant des victimes sur leur passage. Présent sur les ondes en fin de semaine dernière, le président du MMLK Edoh Komi estimait que l’envoi d’argent dont auraient été victimes les filles vacillerait entre 600 et 800 000 francs. Et à l’en croire, les numéros achetés sans identification ont permis aux arnaqueurs de passer à l’acte. Pour lui, « c’est la commercialisation et la vente sauvage des cartes SIM dans les rues sans identification préalable des abonnés. Du coup, il leur est impossible de mettre les mains sur les ARNAQUEURS qui se servent des numéros des rues pour commettre librement et sans inquiétudes leurs forfaitures ».

Ce qui fait tout de même sourire,c’est le retard que nos chers dirigeants mettent à tracer ces bandits,eux qui débusquent les opposants et autres manifestants pour pas grand-chose. Ça ne devrait pas être de la mer à boire pour un système qui démasque très vite les individus dont il soupçonne à la vitesse de la lumière « l’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Si on a pu arrêter des gens dans ce pays pour avoir seulement envoyé des messages dits suspects, et qu’on n’arrive pas à tracer les numéros de gens peu scrupuleux, où allons-nous ? S’il faut attendre que le procureur saisisse les opérateurs économiques avant toutes représailles, autant dire que ce n’est pas demain la fin du calvaire de ces filles. L’Etat a tout simplement failli à son rôle de protecteur des citoyens.

La Ministre de L’Economie numérique et de la transformation digitale Cina Lawson se doit d’agir en symbiose avec ces opérateurs pour que ce fléau cesse pour de bon. Il en va de la sécurité de tous.

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