<strong>Ces contrôles routiers qui n’en ont que le nom</strong>

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Ces contrôles routiers qui n’en ont que le nom

Parler de contrôle routier à la togolaise sans parler de racket, reviendrait à faire l’historique de l’afrobeat sans parler de Fela Kuti. C’est un pe

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Parler de contrôle routier à la togolaise sans parler de racket, reviendrait à faire l’historique de l’afrobeat sans parler de Fela Kuti. C’est un peu comme parler de la pop sans faire allusion à son roi, Michael Jackson, c’est parler du Rock’n’roll et snober ceux qui en sont les pionniers, The Beatles.

Le contrôle routier ne va donc pas sans racket. C’est un fait, et celui effectué dans la matinée du 14 janvier dernier donne à penser que ce fléau a encore de beaux jours devant lui. Comme cela se fait de temps à autre lors des contrôles routiers, les forces de l’ordre ont investi tôt le matin l’Avenue Nicolas Grunitzky, attendant avec une certaine dilection les véhicules qui venaient de l’Avenue François Mitterrand et passaient par le Quartier Administratif.

Là, les conducteurs, pour la plupart des conducteurs de taxi sont arrêtés. Sans surprise, les interpelés étaient sommés de présenter permis de conduire, carte grise du véhicule et assurance, entre autres papiers. Si beaucoup étaient arrêtés, d’autres s’en tiraient à bon compte une fois qu’ils ont filé les 1000 ou 2000 francs au policier. Ceux qui n’avaient pas d’argent ont vu leur engin confisqué. Rien de bien surprenant, nous dira-t-on, et nous n’apprenons rien à personne quand nous pointons le fait que les policiers ne se gênaient pas de vérifier si les papiers de leurs interlocuteurs étaient authentiques ou non. Nous avons-nous-même vu des conducteurs sortir 1000 francs et continuer leur route après, sans que les hommes en treillis eussent daigné porter quelque regard sur les documents. Mais peut-on parler de contrôle routier dans ce cas ?

Ne parlons pas du désordre qui accompagne cette opération chaque fois que cette avenue est prise d’assaut. Le ver est dans le fruit. C’est bien regrettable.

Source : Journal « Le Correcteur »

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