Ces Diego Maradona laissés pour compte au pays des Gnassingbé

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Ces Diego Maradona laissés pour compte au pays des Gnassingbé

Chez Faure Gnassingbé, tout est matière à communication. Football etpolitique chez lui font bon ménage, surtout quand il s'agit de la disparition (en

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Chez Faure Gnassingbé, tout est matière à communication. Football et
politique chez lui font bon ménage, surtout quand il s’agit de la disparition (en milieu de semaine dernière) d’une star de la trempe de Diego Armando Maradona, mort à 60 ans victime d’un arrêt cardiaque, à son domicile de Tigre, ville de la Province de Buenos Aires.

Comme tous les experts du prêt-à-penser qu’on rencontre sur le réseau social de Mark Zuckerberg, le fils de Gnassingbé Eyadema a montré comment le football peut aussi tenir lieu d’antichambre à la diplomatie. « Diego Armando #Maradona fut de la lignée des joueurs dont les prestations sur la pelouse exposaient aux spectateurs, toute la dimension artistique du football. Joueur hors pair, il restera à jamais dans l’histoire de l’humanité, un modèle d’excellence. À SEM Alberto Fernández et au peuple argentin,
j’adresse mes condoléances », a-t-il posté le 26 novembre dernier. On ne peut qu’être d’accord avec cette assertion si vraie et si pertinente à la fois. Même les générations qui n’ont pas eu la chance de voir briller ce phénomène se consolent des vidéos de lui.


Ce n’est que justice. Faure Gnassingbé rend hommage non pas à l’homme aux frasques mais bien au « joueur hors pair » et au « modèle d’excellence ». Diego Maradona n’est pas devenu un « joueur hors pair » et un « modèle d’excellence », lui dont la naissance ne prédestinait pas à une fortune aussi éclatante digne des athlètes grecs. Il pullule dans des rues de Lomé ainsi qu’à l’intérieur du pays des Maradona qui, en rupture d’école faute de moyens, s’illustrent dans leurs quartiers balle au pied. Mais combien sont-ils à connaître le même destin que celui du  »Gamin en Or » ? Il n’y a qu’à
regarder des tournois organisés ici et là pendant des vacances, et voir comment des jeunes font assaut d’inventivité footballistique. La plupart de ces jeunes finissent chômeurs et laissés pour compte ; alors qu’ils pouvaient servir à quelque chose dans un pays où le football reste la seule discipline où beaucoup d’amateurs du jeu trouvent du réconfort.


Plus que jamais, les autorités sportives doivent repérer ces talents, en faire des Maradona pour la gloire du pays. Le mal est qu’au Togo, il n’y a pas d’école de foot comme il en existe dans des pays pas si loin. Faure ne doit pas se contenter de saluer la mémoire de l’ancienne star de l’équipe nationale d’Argentine, il doit travailler à favoriser beaucoup de jeunes qui n’ont que le ballon pour briller. L’effet Pygmalion est possible.

Source: Journal Le Correcteur N° 964