Corruption et détournement l’autre avatar, La soldatesque comme moyen de conservation du pouvoir, Le mal profond du Togo

AccueilPolitique

Corruption et détournement l’autre avatar, La soldatesque comme moyen de conservation du pouvoir, Le mal profond du Togo

Il n'est un secret pour personne que le Togo notre pays est au plus mal de sa forme. Il suffit pour s'en convaincre, de parcourir seulement certains

Des thématiques spécifiques à AFIS 2022: COVID-19, inflation, les stratégies des banque centrales face aux difficultés économiques
Tchabouré Aimé GOGUE: « La justice est gage de paix alors que l’injustice, surtout quand elle émane de l’autorité, est mère de l’anarchie. »
Imposition de passe vaccinal dans les lieux de culte: « Le gouvernement doit revoir sa copie et adopter des mesures à la hauteur de la crise »

Il n’est un secret pour personne que le Togo notre pays est au plus mal de sa forme. Il suffit pour s’en convaincre, de parcourir seulement certains quartiers de la capitale Lomé où l’ideuse misère poignante pend le nez. L’exercice est hors entendement humain à mesure qu’on s’éloigne de ce qui tient lieu de ville chez nous. C’est un constat que ne démentissent point, depuis des années, les rapports des institutions mondiales dont les derniers en date attestent que sur 226 pays examinés, le Togo trône honteusement à la 204 ème place des pays où les populations sont les plus malheureuses. Un score qui devait faire frémir ceux qui se sont arrogés le droit de diriger notre pays. Mais c’est mal les connaître, ils s’adjugent de pseudos victoires au moment où le peuple crie souffrance.


A vrai dire, il faut être totalement dézingué pour se réjouir d’un hypothétique rapport de Doing business qui classerait le Togo parmi le peloton de tête mondial alors que tout le monde sait que les autorités togolaises ont bradé notre pays à tout venant dans des opérations opaques de session de capital. La dernière en date est la session de TOGOCOM et TOGOCEL à un groupe, somme toute, mafieux du nom de AGOU HOLDING. On se souvient que pour gruger le peuple togolais dans la constitution de capital de WACEM, nos dirigeants n’ont pas trouvé mieux que de créer un groupe nommé MADJATOM logé aux Îles Caîman pour s’emparer du clinker togolais aux côtés d’hindous dirigés par le sieur PRASSAD. Ces scénario sont usités partout, SERVAIR-TOGO qui régente les activités aéroportuaires, SNPT aux mains d’un groupe israélo-marocain dont on maîtrise mal l’efficacité et la capacité à, du moins, faire bénéficier le Togo de la vente de son phosphate, le port autonome de Lomé happé par un conglomérat de sociétés franco-chino-américano-allemande dont les ramifications sont nébuleuses. On ne dira pas mieux du fer, de l’or, du diamant, du marbre, du pétrole, du manganèse et autres qui sont bradés vaille que vaille pour n’enrichir que ceux qui tiennent les rênes de notre pays. Et c’est bien clair que le mal togolais loin d’être une fatalité, est purement et simplement une volonté manifeste du clan qui dirige notre pays de le saigner à blanc et sans ménagement.

Corruption et détournement l’autre avatar.

Loin de se satisfaire du bradage du pays à la mafia déguisée en opérateurs économiques internationaux, nos dirigeants se vautrent dans la corruption et le détournement de deniers publics. C’est incroyable et vertigineux le degré de corruption dans notre pays avec les ponctions faites sur nos régies financières. La CEET, la TDE, la BTCI, l’UTB, CONTOUR GLOBAL, ANSALT, SAPER pour ne citer que celles-là n’existent que de nom, tant, il y est mené une razzia sans précédent et dont les auteurs connus ne sont jamais puinis parce qu’ils font partie du sérail autour du pouvoir.


Si le détournement des deniers publics et la corruption sont endémiques au Togo, le surendettement dépassant les 80℅ du PIB a fini par reléguer notre pays au rang des pays les plus pauvres du monde. D’aucuns diraient que c’est apocalyptique tout ce qui est dit plus haut ou que l’on peint trop en noir notre pays, mais, c’est la pure vérité. Exemple, personne n’a puni les auteurs de l’évaporation des 10 milliards du FER pour l’entretien de nos routes, 10 autres milliards destinés à l’achat de scanner et autres matériels de santé, les 26 milliards pour la construction de la route Lomé-Vogan-Anfoin ? Et, ceux qui ont mis à genou la SNI, la BTD hier, et la BTCI, UTB, aujourd’hui sont-ils inquiétés, que non. Au bradage s’ajoute l’impunité.

La soldatesque comme moyen de conservation du pouvoir.

Pour piller sans gêne le pays, il n’y a qu’un moyen, tenir le peuple d’une main de fer. Et c’est le drame que vivent les populations togolaises depuis l’assassinat du Président Sylvanus Olympio en 1963. C’est un secret de polichinelle que le dirigisme des GNASSINGBÉ n’est fait que de brimades de tous genres, moult tueries, moult embastillements et moult actes de peur exercés sur la population. Le citoyen n’a aucun droit sur les affaires de son pays, il se la boucle ou on la lui boucle. Et si cela ne suffit pas, on incendie les marchés de Kara et de Lomé pour l’imputer à ses opposants tout en détruisant par la même occasion, le commerce national et par ricoché, réduire à néant les commerçants et les commerçantes qui portaient l’économie du pays. Et si après tout ça, vous êtes encore debout pour dire non, on sortira comme par magie d’une manche mystérieuse, une tentative d’agression contre la sûreté de l’État aux fins de cadrier le pays militairement pour terroriser et traumatiser le paisible peuple surtout à l’approche des élections. Tenez vous bien, le modus operandi est toujours le même: « des individus deviennent invisibles par le biais de formules incantatoires et munis de bidons d’essence ou de machettes pour aller soit brûler les marchés, soit arracher des armes des mains des forces de défenses. Après ces déclarations tout à fait digne d’un simple d’esprit , on boucle l’enquête et on vous présente à la télévision les bidons d’essence qui n’ont pas brûlé dans l’incendie parce que les auteurs, bêtes qu’il sont, auraient soigneusement pris soin de les laisser quelque part pour que la police vienne les Prendre comme pièces à conviction et aussi les machettes des agresseurs. Il faut donc avouer que nos forces de sécurité sont d’une promptitude hors paire dans ces genres d’entreprises mais totalement inefficaces lorsque les commerçants au grand marché d’Adawlato sont braqués et lorsqu’aussi à l’aéroport supposé extrêmement sécurisé, il se passe des braquages sans que les auteurs soient pris, ce me semble qu’il y a lieu de s’interroger ?


Et puis, ce n’est pas la première fois que des individus font usage de machettes et mêmes des armes à feu avec possession de grenades lacrymogènes au vu et au su de tout le monde. Eux, ils ne sont pas inquiétés parce qu’ils sont des groupes d’auto-défenses selon le chef de l’État. Nous voilà donc où nous amènent nos errements. Dans un pays où tout est permis à certains, jusqu’au droit de tuer et aux autres un refus catégorique de liberté, mêmes celles qui sont inaliénables, ont fait la démonstration de n’être que des dirigeants sans valeurs humaines, en sorte, un dictateur impénitent. C’est donc cela le mal togolais que le devoir nous appelle à combattre pour sauver notre patrie. Nous n’avons pas le droit de nous taire. Nous n’avons non plus le droit de dire que nous sommes fatigués. Un peuple qui adore son bourreau et qui se laisse stipendier vilement par un bol de riz, un tricot, de la menue-monnaie et des pacotilles, des gadgets, demeurera esclave. Ceux qui dirigent notre pays et qui sont coupables de ces hauts faits méritent d’être sanctionnés et le moindre mal serait de les écarter du pouvoir par les élections qui viennent et c’est un impératif.

error: Le contenu est protégé !!