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Culture : Kossivi Egbétonyo et sa diversion insoutenable

Pendant que Kossivi Egbétonyo, ministre de la Culture se prend pour un Fréderic Chopin ou un Ludwig Van Beethoven, son homologue de la Côte d'Ivoire

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Pendant que Kossivi Egbétonyo, ministre de la Culture se prend pour un Fréderic Chopin ou un Ludwig Van Beethoven, son homologue de la Côte d’Ivoire s’applique à redorer le blason du monde culturel à elle confiée.

En effet, lors d’une rencontre le 5 août dernier avec les professionnels de l’évènementiel et du spectacle, Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Culture et de la Francophonie, a fait bénéficier 1200 artistes de quelque 300
000 FCFA d’aide individuel. « Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les artistes à solliciter les fonds. Car, j’ai regret de le dire, lorsque ces fonds ont été mis en place, aucun artiste n’a soumissionné. C’est encore nous qui les avons sensibilisé afin qu’ils se sentent concernés. Nos portes restes ouvertes pour les encadrer et les accompagner dans toutes les démarches », a indiqué la première responsable de la culture ivoirienne Raymonde Goudou. Même si les artistes estiment cette aide insuffisante, elle est toujours bonne à prendre dans une période de la pandémie de la maladie du Coronavirus, qui a vu la fermeture des lieux de spectacles durant plusieurs mois. Au Togo, rien n’est mis en place à ce jour pour aider les artistes auxquels le ministre Kossivi Egbétonyo avait eu la condescendance de proposer entre-temps une souscription « aux produits du FNFI (Fonds National de la Finance Inclusive, sic) pour leurs activités de reconversion » afin de pouvoir « bénéficier d’une formation en montage et management de projets, avant la soumission de leurs projets aux institutions financières agréées ». On ne reviendra pas sur les réactions que cette proposition avait suscitées.

En recevant le 7 août dernier les représentants de la nouvelle Fédération de la musique togolaise (FMT), le ministre dit vouloir offrir au « gouvernement un interlocuteur responsable », afin de répondre aux aspirations de la FMT, à savoir fédérer les énergies, soumettre des idées pour créer une industrie digne de ce nom. Le ministre pianiste semble éluder savamment la question qui urge : la mise en place d’un fonds devant aider les artistes. C’est à croire que cette question n’est plus d’actualité. Déplorable.

Source: Le journal Le Correcteur

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