DÉCLARATION DE L’UPA: « Notre pays est resté comme un orphelin depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio, tendons une main sincère afin de porter l’alternance politique à la lumière du jour dans l’intérêt supérieur du peuple togolais

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DÉCLARATION DE L’UPA: « Notre pays est resté comme un orphelin depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio, tendons une main sincère afin de porter l’alternance politique à la lumière du jour dans l’intérêt supérieur du peuple togolais

Monsieur le président de l’association MEJ-TOGO Mesdames et messieurs, Honorables invités, C’est avec profonde émotion et une grande fierté que m’ éc

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Monsieur le président de l’association MEJ-TOGO
Mesdames et messieurs,
Honorables invités,
C’est avec profonde émotion et une grande fierté que m’ échoit l’honneur de présenter cette assemblée la situation sociopolitique actuelle de notre pays au regard de du passé politique de notre nation face aux vicissitudes de l’histoire depuis notre indépendance et notre accession à la souveraineté populaire à ce jour.


En effet, depuis le 13 janvier 1963, notre pays le Togo a connu jusqu’alors les pages sombres de son histoire, dans une mesure où pendant des décennies à ce jour, le Togo s’est débattu désespérément dans des marasmes économiques et a pataugé dans des imbroglios politiques. Avant l’accession du Togo à l’indépendance, deux tendances politiques de référence se sont souvent confrontés idéologiquement gagner à leur cause le privilège de présider à la destinée du peuple togolais dans le cours de l’histoire. Il s’agit des fameux partis politiques respectivement intitulés « Comité de l’Unité Togolaise », en abrégé le «CUT» de Sylvanus Olympio, et le « Parti Togolais de Progrès », en abrégé « PTP» de Nicolas Grunitszky. Le «CUT», soutenu par une bonne partie du peuple togolais, était le parti de ceux qui réclamaient dans l’immédiat une indépendance du Togo et était constitué en grandes partie de citoyens togolais œuvrant dans le domaine du secteur privé. Le « PTP», parti soutenu par la France et né des visées impérialistes de la France envers le Togo, était le parti des colons français, quoi que officiellement créé par des citoyens togolais, et était en majorité constitué des fonctionnaires de l’administration publique du Togo à l’époque.

Le«CUT» de feu Sylvanus Olympio réclamait une indépendance immédiate du Togo et le «PTP» de Nicolas Grunisky voulait une présence transitoire de l’administration coloniale française sur le territoire togolais pour plus tard revendiquer l’indépendance du Togo. Sylvanus Olympio, soutenu par la majorité populaire, aura pesé sur l’histoire et les événements qui mèneront à la proclamation de l’indépendance du Togo le 27 avril 1960, ai grand dommage malheureusement du «PTP» de Nicolas Grunisky.

Malheureusement, le père de l’indépendance du Togo quittera dans des conditions dramatiques, suite à son assassinat, le théâtre de l’existence le 13 janvier 1963, ce qui facilitera enfin l’accession au pouvoir de Nicolas Grunisky, suite à la mort du président Sylvanus. Quelques années plus tard, feu général Gnassingbé Eyadema aura repris le pouvoir qu’il aura conservé jusqu’à son décès en février 2005 après 38 ans de pouvoir passés à la tête du Togo.

Au regard d’une telle analyse de l’histoire de notre pays, nous pouvons constater que la France a été et continue d’être un acteur majeur dans l’histoire du Togo, dans une mesure où elle a toujours usé de ce qui est à son pouvoir pour placer à la tête du Togo des citoyens togolais capables de coopérer indéfiniment avec le colon dans ses visées de conquête des peuples africains. D’abord Nicolas Grunisky qui a permis à la France de retarder et affaiblir les actions des membres du « CUT» qui réclamaient une indépendance immédiate, et ensuite le général feu Gnassingbé Eyadema ayant également permis à la France d’empêcher le peuple togolais d’accéder à sa liberté et à son salut véritable à ce jour.

En effet, selon certaines références au regard de l’histoire politique du Togo, « à la mort du président Eyadema en février 2015, la hiérarchie militaire se dépêche de désigner hâtivement Faure Gnassingbé, un des fils du défunt dirigeant, pour occuper le fauteuil présidentiel vacant. La France et les trois voisins immédiats du Togo (Ghana, Bénin et Burkina-Faso) s’abstinrent de condamner ce coup d’Etat. Le 7 février, le Président français Jacques Chirac rendit hommage au feu président Etienne Gnassingbé alias Eyadema en déplorant la perte d’un « ami de la France » et « ami personnel », bien que dans l’opinion publique nationale et internationale, le général défunt était considéré comme un dictateur.

En mars et avril, la coalition des partis de l’Opposition démocratique demandent en vain aux organisations africaines médiatrices (Union africaine –UA– et Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest –CEDEAO) d’intervenir pour éviter les graves irrégularités dans la préparation du scrutin présidentiel. Le 22 avril, c.-à-d. deux jours avant le vote, le ministre de l’Intérieur François Boko, pourtant un fidèle du feu Président Etienne Gnassingbé Eyadema, lance un appel de dernière minute pour la suspension de ce qu’il qualifia à l’époque de « processus électoral suicidaire ». Cependant, le Président de la CEDEAO maintient la position de l’organisation sous- régionale et qualifie d’ « irresponsable » le ministre de l’intérieur. Ce dernier fut limogé et contraint de chercher refuge à l’Ambassade d’Allemagne.

Le 24 avril 2005, l’élection présidentielle sera marquée par des actes de violence et des fraudes électorales massives. Le 26 avril 2005, Faure Gnassingbé sera déclaré vainqueur des élections avec 60% des voix. Le lendemain du scrutin, le candidat de l’opposition, Emmanuel Bob-Akitani, s’autoproclame Président élu. La France et la CEDEAO jugent le vote « globalement satisfaisant ». Les États-Unis émettent des réserves sur les résultats officiels, tandis que le Canada et le Parlement européen dénoncent les graves irrégularités qui ont entaché le processus électoral. Le 13 mai 2015, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) fait état d’un bilan de 811 morts et 4.508 blessés, durant la répression militaire qui a suivi l’élection présidentielle.

Le 26 septembre 2005, les Nations-Unies Unies rendent public les conclusions de leur enquête : les violences qui ont accompagné l’élection présidentielle d’avril au Togo ont fait « entre 400 et 500 morts » et « la responsabilité principale » de ces violences incombe à « l’ensemble de l’appareil répressif et sécuritaire de l’État ». – Les élections législatives se tiennent le 14 octobre 2007.

Le parti au pouvoir remporte la majorité des sièges au Parlement. Le 29 Novembre 2007, malgré les protestations de l’opposition, l’Union Européenne a repris ses relations avec le Togo, légitimant de fait pouvoir. Le 30 Décembre 2009, le chef de l’État Faure Gnassingbé convoque le corps électoral par décret ministériel pour l’organisation de l’élection présidentielle du 28 Février 2010. En 2010, à l’issu de protestations et de nombreuses demandes de report du scrutin par l’opposition, le chef de l’État accepte de repousser les élections au 04 Mars 2010. Le 02 février 2010, la Cour constitutionnelle rejette la candidature de Kofi Yamgnane, ancien ministre sous le gouvernement de François Mitterrand. Le 07 mars 2010, Faure Gnassingbé se succède à lui-même après le scrutin présidentiel du 4 mars, tout comme en 2015 où le chef de l’État togolais aura été candidat à sa propre succession aux élections présidentielles et est resté au pouvoir à ce jour.» L’opposition togolaise, souvent complice du statut quo du pouvoir politique, est restée à ce jour incapable de conquérir le pouvoir et victime des propres turpitudes au cœur de notre tragédie. Par ailleurs, force est de constater que si l’Occident, malgré le bilan désastreux de l’éternel régime au pouvoir au Togo, maintient avec avidité Faure Gnassingbé à la tête du pays, c’est parce qu’il joue bien son rôle de majordome agréé des puissances occidentales sur la terre de nos aïeux. Notre pays est surtout resté comme un orphelin depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président démocratiquement élu du Togo.

Au regard de l’inventaire du passé peu reluisant de notre pays depuis la mort du père de notre indépendance à ce jour, et au regard de l’évidence du poids politique de la France face à l’histoire de notre victime des eaux boueuses de la politique internationale, nous avons pris l’engagement et nous nous sommes faits le devoir, en dignes patriotes, héritiers et héritières du Togo, d’apporter notre modeste pierre à la construction de l’édifice de notre république en proie à des instabilités politiques et à un avenir aux horizons incertains. Nous devons être fiers de pouvoir contribuer à une œuvre majeure de restauration de notre pays et à la rédemption de notre peuple à travers cette prestigieuse association politique intitulée « Union Pour l’alternance», en abrégé «UPA».

Notre vision est inclusive et nos idéaux salvateurs, puisque l’UPA s’inscrit dans une logique de rassemblement des acteurs de toutes les tendances de la société togolaise pour entre fils et filles du Togo laver le linge sale en famille et prouver à la face du monde que les togolais sont capables de l’union nécessaire pour l’unité et la réconciliation nationales. Dans l’idéologie des valeurs prônées dans le sens de nos objectifs, les médias nationaux tiennent également une place importante pour jouer leurs rôle régalien de miroir de la société à travers le professionnalisme devant caractériser leur métier de spécialistes de l’univers de l’information et de la communication. D’ailleurs, un délégué des médias nationaux devra siéger au conseil d’administration de notre mouvement selon les termes de notre charte constitutive adoptée à l’Assemblée Générale Constitutive portant notre association sur les fonts baptismaux.

Nous accordons également une place prépondérante à la France en qualité de premier partenaire extérieur du Togo dans notre vision des conditions et garanties pour une alternance politique au Togo et nous tendons une main sincère au pouvoir officiel ainsi qu’à toutes les tendances politiques et organisations de la société civile togolaise afin de porter l’alternance politique à la lumière du jour dans l’intérêt supérieur du peuple togolais et des partenaires extérieurs du Togo.

Je vous remercie.

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