<strong>Enfants issus des ménages les plus pauvres victimes d’insuffisance de fonds publics nationaux dédiés à l’éducation : Quand l’UNICEF invite le Togo de Faure à revoir sa copie sociale</strong>

AccueilPolitique

Enfants issus des ménages les plus pauvres victimes d’insuffisance de fonds publics nationaux dédiés à l’éducation : Quand l’UNICEF invite le Togo de Faure à revoir sa copie sociale

Du nouveau rapport publié le 17 janvier dernier par le Fonds des nations unies pour le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), il ressort un

Commission parlementaire aux trousses de Ramaphosa en Afrique du Sud : Au Togo, le contrôle parlementaire entre manque de volonté et hibernation
Construction de cinq (5) centres de soins mère-enfant : Pourquoi le doute est permis
Des leçons de gouvernance et de patriotisme au pouvoir budgétivore du chef de l’État

Du nouveau rapport publié le 17 janvier dernier par le Fonds des nations unies pour le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), il ressort un constat sans appel : les enfants issus des ménages les plus pauvres sont ceux qui bénéficient le moins des fonds publics nationaux dédiés à l’éducation.

Intitulé ‘’Transformer l’éducation au moyen de financements équitables’’, ce rapport pointe le fait que « les élèves du quintile le plus pauvre reçoivent en moyenne à peine 16 % des financements publics en faveur de l’éducation, contre 28 % pour les élèves du quintile le plus riche ». Et de rajouter une précision non moins inquiétante : « Dans les pays à revenu faible, l’écart se creuse encore avec des proportions s’établissant respectivement à 11 % et 42 % ». L’organisation onusienne ne s’est pas bornée à égrener ces chiffres, elle qui a invité les gouvernements à « investir davantage, et de manière plus équitable, pour mettre fin à la crise de l’apprentissage qui touche des millions d’enfants ». Ce qui passera par la mobilisation « des financements publics pour, d’une part, garantir que tous les enfants aient accès à l’enseignement préscolaire et primaire, d’autre part, cibler les élèves pauvres et marginalisés aux niveaux d’éducation supérieurs ». Messieurs les dirigeants nous diront qu’ils ont rendu l’école publique gratuite. Il faut être petit joueur que de se contenter d’une aussi piètre avancée. Ce n’est pas trop tôt pour un pays indépendant depuis 1960. Quid des « fonds publics propices à l’équité dans le domaine de l’éducation » ? Quid des « des financements publics à l’apprentissage fondamental » ? Quid du suivi et de la garantie de « l’équité des aides en faveur de l’éducation allouées dans les contextes humanitaires et de développement », credo de l’UNICEF ? C’est enfoncer une porte ouverte que d’affirmer que ce rapport reflète de la façon la plus palpable la situation qui est celle des milliers d’enfants togolais issus des ménages les plus pauvres.

L’école publique togolaise fait sa mue certes, si l’on voit les équipements depuis peu diligentés pour mettre des élèves dans de bonnes conditions, comme les salles de classe, mais elle est loin, très loin de celle où vont ceux des nantis nés avec une cuillère d’or dans la bouche. Ceux-ci sont d’ailleurs souvent envoyés à l’étranger pour bénéficier d’enseignements de qualité, loin des canons d’apprentissage auxquels en sont réduits une multitude condamnée à suivre des cours au sein d’effectifs qui n’aident pas à un bon apprentissage.

Enseignants dépassés du fait du nombre d’élèves à lui confiés, enseignants peu valorisés, grèves répétitives de ces derniers, manque de suivi, sont autant de problèmes, auxquels vient s’ajouter la difficulté qu’a l’enfant d’être nourri positivement afin de bien assimiler ses leçons, qui restent à régler par des gens haut perchés qui n’ont que faire de soigner une école publique qui leur importe peu. Comment peut-il en être autrement, puisqu’ils n’y ont pas leur progéniture ? Le plus grand nombre, bétail électoral par excellence, abandonnent l’école en cours de route, Dieu sait leur nombre en milieu rural. Vivement que ce cri touche les dirigeants plus préoccupés par la politique politicienne que par le social.

Source : Journal « Le correcteur », Sodoli KOUDOAGBO

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0