Exploitation de sable à Dévégo-Novissi: « La population lance un cri d’alarme au mairie du Golfe 6, au Préfet, à l’ANGE, au Ministre en charge et au Chef de l’État Faure Gnassingbé, pour trouver une solution définitive à ce problème. »

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Exploitation de sable à Dévégo-Novissi: « La population lance un cri d’alarme au mairie du Golfe 6, au Préfet, à l’ANGE, au Ministre en charge et au Chef de l’État Faure Gnassingbé, pour trouver une solution définitive à ce problème. »

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Exploitation de sable à Devego : les populations expriment leur ras le bol*

Devant les professionnels des médias, le collectif des habitants de Devego-Novissi (canton de Baguida) étalent leur désarroi face à l’exploitation du sable à Devego-Novissi sur le lieu communément appelé « Pont de Devego » par la société Samaria.

Ils interpellent purement et simplement la mairie de Golfe 6, le préfet du Golfe, l’Agence nationale de la gestion de l’environnement (Ange), le ministère des Mines et de l’énergie et même le chef de l’État de venir mettre fin cette exploitation qualifiée d’illégale.

«Cet appel que nous lançons, a pour but principal, de préserver le fruit de nos durs labeurs et protéger nos enfants contre le noyade au lieu où se fait le dragage», justifient-ils.

Voici l’intégralité de la déclaration du collectif des habitants de Dévégo-Novissi:

Chers Professionnels des  Médias,

Nous, Acquéreurs de terrains à Devego- Novissi, victimes des conséquences néfastes de l’exploitation illégale du sable à Dévego -Novissi sur le lieu appelé communément « Pont de Devego », nous s’insurgeons contre cette extraction qui cause de sérieux problèmes conduisant à la dégradation de nos   habitations.

Depuis Janvier 2020, après une réunion tenue à l’Agence nationale de la gestion de l’environnement (ANGE) entre son Directeur général, certains acquéreurs de terrains, certains chefs quartiers du village de Dévego et le premier responsable de la Société SAMARIA, ont commencé l’extraction du sable aux alentours de nos maisons.

Huit mois après que ces travaux aient commencé, nous exprimons notre désarroi et notre ras le bol afin d’exiger l’arrêt définitif du dragage  pour nous mettre à l’abri de la pénurie d’eau, de fissures de nos murs et l’insécurité de nos enfants à Devego Novissi.  Cet appel que nous lançons, a pour but principal, de préserver le fruit de nos durs  labeurs et protéger nos enfants contre le noyade  au lieu  où se fait le dragage.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Dire que nos surfaces occupées sont une réserve  administrative de l’État est une pure affabulation car, nul n’est au- dessus de la loi au  Togo pour vouloir nous enfoncer à cause de son ventre.

Avec le respect que nous devons au Directeur général de l’ANGE, ces propos nous ont surpris lors de sa  dernière intervention  sur les ondes de la radio Kanal faisant allusion à un problème de réserve auquel nous sommes confrontés au lieu de trouver un terrain d’entente en ordonnant purement et simplement à SAMARIA de plier ses bagages et de  rallier son ancien site situé sur la rive du Zio où il a reçu le permis d’exploitation. Car à ce jour, beaucoup d’entre nous souffrent de la pénurie d’eau dans les maisons. Que dit l’ANGE face à ce manque cruel d’eau dans les puits ? Rien.

Il faut rappeler que nous avons eu la chance de rencontrer le directeur général de l’ANGE le jeudi 30 juillet dernier sur le site en question au cours d’une de ses missions d’expertise et nous lui avons étalé nos problèmes en le suppliant de faire cesser les travaux. Après maintes discussions et suite à un non compromis, il a sommé le Directeur de SAMARIA d’arrêter provisoirement les travaux pour donner un ouf de soulagement aux populations plongées sous le joug de SAMARIA et de quelques chefs quartiers véreux autochtones du village de Dévego.

Chers journalistes,

Nous lançons aujourd’hui un cri d’alarme à la mairie de Golfe 6, au Préfet du Golfe, à l’ANGE, au Ministre en charge des Mines et de l’énergie et au Chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé, pour trouver une solution définitive à ce problème car, disait le Feu Général Eyadema « Lorsque la maison de ton voisin brûle, il ne faut pas te contenter de se réjouir, car le feu peut atteindre aussi ta maison ».

En se fiant aux propos du Directeur de l’ANGE et certains journalistes au cours de l’émission dont nous avons parlé un peu plus haut, tout porte à croire que nous sommes manipulés par certaines personnes à cause d’une affaire de chefferie traditionnelle. Nous vous rassurons que c’est bien faux, car en bons parents et acquéreurs de terrains, nous sommes des gens réfléchis qui peuvent faire le distinguo. Ces propos viennent pour compromettre notre revendication.

Chers journalistes, nous avons saisi la mairie de ce dossier. L’adjoint au Maire Aquereburu, nous a bien signifié qu’il ne peut admettre de telle pratique s’il est aussi habitant de cette zone au centre duquel se fait ces travaux. Le Maire  nous a bien dit lors de l’une de ses campagnes électorales que si nous votons  pour lui entant que fils de cette localité, nous aurons un soulagement. Mais rien jusqu’à ce jour. Au Togo, les acquéreurs de terrains n’ont pas le droit de faire des réclamations ou contribuer au développement de leur localité ?

Et pour terminer, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale de ce calvaire que nous vivons dans le canton de Baguida plus précisément à Devego car, notre revendication n’a rien de politique ni liée aux conflits de chefferie voire des problèmes fonciers.

Nous lançons un appel aux organisations des droits humains et aux associations de défense des droits de l’homme pour venir à notre secours ceci dans l’intérêt du bien-être des sans voix.

Vive les vaillantes populations de Devégo!

Vive la Commune de Baguida!

Vive la Préfecture du Golfe!

Vive le Togo, Notre Patrie commune à nous tous !

                                   Fait à Lomé, le 16 août 2020

                                        Le Collectif

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