Inflation, hausse du niveau général des prix, vie chère … : Quand le conflit russo-ukrainien vient à la rescousse de la pâle copie gouvernementale

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Inflation, hausse du niveau général des prix, vie chère … : Quand le conflit russo-ukrainien vient à la rescousse de la pâle copie gouvernementale

 « Les données disponibles indiquent que, malgré les risques qui pèsent sur la conjoncture économique mondiale, l’économie nationale demeure rés

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 « Les données disponibles indiquent que, malgré les risques qui pèsent sur la conjoncture économique mondiale, l’économie nationale demeure résiliente, en liaison avec les différentes mesures de politiques économiques prises par le gouvernement ».

C’était l’une des conclusions tirées par Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des finances, à l’issue de la troisième réunion ordinaire au titre de l’année 2022 du Conseil national du crédit (CNC) organisé le 6 octobre dernier. De la hausse du niveau général des prix au taux d’inflation élevé, le ministre n’a rien occulté lors de cette rencontre axée sur l’examen de l’évolution de la situation économique, monétaire et du système bancaire et financier au 30 juin 2022.

« La hausse du niveau général des prix, amorcée depuis 2021, a été accentuée par le conflit russo-ukrainien et les tensions géopolitiques, avec leurs conséquences sur les prix des denrées alimentaires et des produits énergétiques. Dans la plupart des pays, y compris ceux développés, les taux d’inflation atteignent des niveaux élevés. Certains pays ont enregistré des taux à deux chiffres. Fort heureusement, avec les mesures prises par le gouvernement, le rythme d’évolution du niveau général des prix décélère sur le plan national, après le pic atteint au mois de mars 2022 », a indiqué le ministre, tout en évoquant au passage les mesures prises le 16 septembre dernier par le chef de l’État. Des mesures qui, à l’en croire, permettent de redonner du pouvoir d’achat aux ménages, en particulier les couches les plus vulnérables, et de préserver le tissu productif, surtout le secteur primaire.

On peut convenir que les taux d’inflation soient la résultante du conflit russo-ukrainien et les tensions géopolitiques, mais elles n’expliquent pas uniquement la précarité dans laquelle les Togolais vivent et sous le poids de laquelle ils continuent de ployer. Leur calvaire avait commencé bien avant cette guerre qui a bon dos. Il y a eu la crise sanitaire, et tout ce que le gouvernement avait alors trouvé de mieux à faire a été de mettre en place des mesurettes qui ne prennent pas vraiment en compte la totalité des Togolais. Novissi, ce programme de transferts monétaires mise en place pour « soutenir tout citoyen togolais éligible ayant perdu son revenu en raison de l’adoption des mesures de riposte contre le Coronavirus » n’a pas fait que des heureux, loin s’en faut. Alors qu’au Bénin, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, des actions d’envergure ont été effectuées pour un tant soit peu contrer l’inflation et faire plafonner les prix des denrées.

Le gouvernement togolais a de son côté joué la montre, et les 10 mesures dernièrement sorties par Faure n’ont pas pris en compte la totalité des Togolais. Sur ce plan, l’État a failli dans sa mission de protection et d’assistance sociale, et la crise russo-ukrainienne au même titre la covid qui ont fait suer le burnous aux Togolais dans leur ensemble, n’est que la plus belle excuse qu’un système déchu puisse avancer. Pitoyable.

Source: Journal « Le Correcteur »