La Loupe du Correcteur: Museveni et la démocratie à la renverse en Afrique.

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La Loupe du Correcteur: Museveni et la démocratie à la renverse en Afrique.

Le président Yoweri Museveni, au pouvoir en Ouganda depuis 1986, a été réélu samedi 16 janvier, pour un sixième mandat avec 58,64 % de voix contre 34

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Le président Yoweri Museveni, au pouvoir en Ouganda depuis 1986, a été réélu samedi 16 janvier, pour un sixième mandat avec 58,64 % de voix contre 34,83% pour son principal adversaire, Bobi Wine.

Robert Kyagulanyi Ssentamu de son vrai nom, a contesté les résultats du scrutin, dénonçant « une mascarade complète » et estimant avoir « largement remporté » l’élection. Selon le Président de la Plate-forme de l’Unité Nationale, cette élection a fait l’objet du « pire trucage jamais connu » en Ouganda. Il a promis de fournir des preuves vidéo une fois l’accès à Internet rétabli.

C’est donc sans surprise que l’ancien guérillero Yoweri Tibuhaburwa Kaguta Museveni a été proclamé vainqueur pour son 6ème mandat. Adulé par le peuple ougandais à ses débuts après les horreurs des régimes d’Idi Amin Dada et de Milton Obote, Museveni est devenu l’un des despotes qui a fait perdre tout sens à une élection en Afrique. Comme ailleurs dans les
régimes autocratiques, le principal adversaire Bobi Wine est assigné en résidence surveillée le temps de parachever le hold-up électoral. De Museveni, on voit facilement la continuité avec Paul Biya au Cameroun, Theodoro Obiang Nguema Mbassogo en Guinée Equatoriale, Dénis Sassou N’guesso au Congo, Ali Bongo au Gabon, Idriss Deby Itno au Tchad, Faure Gnassingbé au Togo, Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, Alpha Condé en Guinée…

Leur impertinence et volonté morbide de mourir au pouvoir vaille que vaille, a largement contribué à la misère galopante sur le continent. Tous, tant qu’ils sont, ne sont aucunement préoccupés par le bien être de leurs populations. Le plus important reste le fauteuil présidentiel.


Leurs agissements saugrenus encouragent d’autres à leur emboîter le pas. C’est ainsi qu’aujourd’hui, Patrice Talon du Bénin, Adama Barrow de la Gambie, George Weah du Libéria sont fortement soupçonnés d’avoir l’intention de rejoindre le rang des présidents diasgnostiqués à la boulimie du pouvoir. Au jour le jour, les indicateurs de la démocratie en Afrique virent au rouge. Qui pourra arrêter cette hémorragie ?

Honoré ADONTUI

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