La Loupe du Correcteur: Que vaut une «décennie des racines africaines et des diasporas» sans bonne gouvernance ?

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La Loupe du Correcteur: Que vaut une «décennie des racines africaines et des diasporas» sans bonne gouvernance ?

Ce sera grâce au Togo, que la période 2021-2031 dénommée « La décennie des racines africaines et des diasporas », a été décrétée par la conférence de

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Ce sera grâce au Togo, que la période 2021-2031 dénommée « La décennie des racines africaines et des diasporas », a été décrétée par la conférence des Chefs d’États et de Gouvernements de l’Union Africaine (UA) lors de son 34e sommet.

Ce projet a été lancé le 10 février 2020 à Addis-Abeba par le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey. De quoi rendre fier ce dernier qui entend faire de ladite initiative le renforcement de la contribution des diasporas africaines à l’essor du continent, à travers une meilleure implication des Africains de l’Extérieur et le renforcement des liens entre les afro-descendants, les communautés de racine africaine et leur terre mère.

On ne peut, naturellement, penser à la « La décennie des racines africaines et des diasporas » sans avoir à l’esprit l’autre initiative baptisée le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), et dont le même Robert Dussey a été le chantre. L’initiative telle que proposée est en soi louable. Quel continent n’aimerait pas voir ses filles et fils tourner leurs regards vers lui et le revigorer économiquement ?

C’est donc une idée à saluer sur la forme. Sur la forme seulement, car sur le fond, plus d’un paramètre fait douter quant à la réussite de la démarche. Pour qu’il y ait une forte contribution des diasporas africaines à l’essor du continent, il faut d’abord que les États qui le composent représentent un
gage de stabilité, de sécurité, de démocratie. Ce qui n’est pas le cas dans des pays africains où la dictature, la violation des droits humains et autres abus sur fond d’arbitraire font fuir les investisseurs de tout poil. Témoin le Togo. Qui aimerait investir à fonds perdus dans un pays où les lois les plus basiques sont fichées par terre ? Il faudrait donc que nos dirigeants donnent des garanties et envoient des signaux démocratiques à même de rassurer ces afro-descendants habitués à vivre sous des cieux autrement
plus pacifiques que ne le sont ceux où ils sont sournoisement invités.

Le régime togolais n’est pas un modèle en cette matière. Il gagnerait à prendre le chemin de la bonne gouvernance. Faute de quoi, on raserait gratis.

Source: Journal « Le Correcteur » N° 976
DMK

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