<strong>La Loupe du Correcteur : Un classement et des questions</strong>

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La Loupe du Correcteur : Un classement et des questions

Comme en 2021, la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé figure dans le Top 100 des femmes africaines les plus influentes. Dévoilé mardi 1er novemb

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Comme en 2021, la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé figure dans le Top 100 des femmes africaines les plus influentes. Dévoilé mardi 1er novembre dernier par Avance Media, ce classement déroule le tapis rouge à toutes ces femmes qui se distinguent par l’excellence, le leadership, la performance, les réalisations personnelles, ou encore l’engagement auprès des communautés sur le continent.

Si les personnalités féminines sont issues de 36 pays et réparties dans 8 catégories, c’est la catégorie Gouvernance qui aura valu à la Première ministre cette distinction qui la place du même coup aux côtés de Sahle-Work Zewde, Samia Suluhu Hassan ou Rose Christiane Raponda, femmes d’État tout autant. Voilà un classement qui n’est pas piqué des hannetons et qui vient récompenser par la même occasion Faure Gnassingbé qui ne serait pas peu fier d’avoir mis la femme au cœur de sa gouvernance. Il suffit de jeter un coup d’œil au gouvernement pour s’en convaincre. Pari gagnant donc. Mais ce pari apporte t-il une plus-value, des retombées, ou rend-il plus fiers les Togolais qu’ils ne l’ont jamais été ? Que Victoire Tomégah-Dogbé soit désignée comme femme influente dans cette catégorie ne réduit pas d’un coup de baguette magique le marasme économique où sont plongés bien des Togolais depuis deux ans.

Cette distinction est on ne peut plus flatteuse pour son image de femme aux commandes de l’État. Mais derrière, c’est le bazar gouvernemental. Qu’on nous explique tout simplement que la cheffe du gouvernement est remarquée non pas pour l’impact de sa gouvernance, mais parce qu’elle est femme. Car en fait de gouvernance, elle ne s’est en rien montrée «influente» sur quelque dossier que ce soit. Elle aurait pu éviter aux Togolais le choc provenant de la hausse des prix de produits pétroliers, de l’inflation vertigineuse.

Voilà deux ans que celle qui veut gouverner autrement est aux commandes, mais le salaire minimum interprofessionnel garanti n’a pas bougé d’un iota, alors que les prix des produits de première nécessité flambent chaque jour que Dieu fait. Le train de vie de bien des Togolais s’est enlisé, creusant encore davantage le fossé déjà conséquent entre majorité et minorité. Ce classement est tout sauf le reflet de la réalité.

Source : Journal « Le Correcteur »  DMK

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