Litige Foncier: L’Orphelinat Mother Charity dans une zone de turbulences

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Litige Foncier: L’Orphelinat Mother Charity dans une zone de turbulences

La parcelle de terrain en question ne fait que deux lots collés. Elle se trouve dans le canton de Sagbado- Avoémé, non loin du CEG Lankouvi. Là, estc

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La parcelle de terrain en question ne fait que deux lots collés. Elle se trouve dans le canton de Sagbado- Avoémé, non loin du CEG Lankouvi. Là, est
construit depuis deux ans un orphelinat  »Mother Charity ». Tout semble aller comme sur des roulettes surtout que c’est une initiative à but non lucratif et dans la pratique humanitaire. Mais ce ne sera pas pour longtemps. Des individus bien connus des occupants des lieux, réclament la même parcelle pour d’autres fins. Au centre des convoitises, une réserve administrative
spéciale. Pendant que la fondation Secours Universel estime l’avoir acquise de façon régulière auprès des autorités traditionnelles (preuves écrites à l’appui), ses détracteurs pensent que cette partie n’a rien d’une réserve. Et
ils sont prêts à défier quiconque s’oppose à leur volonté.


L’orphelinat Mother Charity, c’est 82 enfants des deux sexes, de 2 semaines à 18 ans totalement pris en charge sur place. Des soutiens sont régulièrement apportés à des enfants externes en fournitures scolaires, vivres et non-vivres. Ce projet a donc conquis le cœur des autorités traditionnelles qui ont décidé d’octroyer la réserve administrative spéciale à la fondation Secours Universel. Ceci afin de permettre à cette dernière de pérenniser ses actions à Lankouvi au lieu de se délocaliser à Assahoun. « Si une réserve administrative inexploitée peut servir la cause humanitaire des
orphelins togolais, ça ne dérangerait aucunement personne», a avancé Togbui Ahiangba, chef traditionnel de Lankouvi. Mais entre-temps deux descendants des anciens propriétaires terriens dont les noms reviennent avec insistance (Joie Nyadjilé et Apedo Foster) n’ont pas dit leur dernier mot. De simples menaces verbales au début, ils sont passés depuis quelques jours à la vitesse supérieure.


En conférence de presse samedi 11 juillet, la fondatrice de l’orphelinat, Charity Yawoavi Vodjogbe a tenu à clarifier la situation. La peur a gagné tout le centre, raconte-t-elle, quand jeudi 9 juillet dernier,  »des gros
bras » conduits par Joie Nyadjilé et Apedo Foster, ont fait irruption dans l’enceinte. A bord d’une voiture sans immatriculation et sans mandat, ces individus ont défoncé les portes de l’orphelinat en faisant fi des gestes et mesures barrières en cours dans le pays.


La suite, des occupants ont été passés à tabac et deux motos emportées. Egalement cité dans l’affaire, Komlanvi Agbeyibo. Le 2è Adjoint au Maire de la Commune Golfe 7, aurait estimé lui aussi que le site actuel qui abrite l’orphelinat ne serait pas une réserve administrative et demande à voir des preuves. Craignant pour la sécurité des occupants pour la plupart des nourrissons, la fondatrice a demandé au Commissariat de Sagbado des renforts sécuritaires. Demande restée sans suite puisque les éléments dudit
commissariat seraient tous en mission dans le cadre de la lutte
contre la pandémie à coronavirus.


Quant au Maire de la commune Golfe 7, Aimé Djikounou, il se donne de son côté deux semaines pour y trouver une solution.
La fondatrice n’a d’autres issues que d’interpeller les ministres en charge de la sécurité, l’économie, de l’urbanisme et celui de l’Administration territoriale à s’impliquer pour un dénouement de cette crise foncière. Cela irait dans l’intérêt de ces enfants dont l’orphelinat reste le dernier rempart.

C’est tout un projet qui est soumis à rudes épreuves depuis quelques jours. C’est donc dans la peur quasi-permanente d’une éventuelle attaque provenant d’inconnus, que la fondation Secours Universel (FSU) doit
poursuivre ses actions humanitaires. Mais jusqu’à quand?
Et si la fondation doit plier bagages, comme le veulent ses détracteurs
comment faire déplacer des telles infrastructures? Toute la question est là, et les autorités les plus compétentes sont interpellées pour y trouver une solution définitive.

J.E

Source: Le journal Le Correcteur

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