Malades mentaux tous azimuts à Lomé : De l’urgence de créer des hôpitaux psychiatriques

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Malades mentaux tous azimuts à Lomé : De l’urgence de créer des hôpitaux psychiatriques

Rencontrer des fous à Lomé n’est plus chose difficile. On en rencontre en veux-tu en voilà. Si la plupart de ces hommes et femmes atteints de trouble

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Rencontrer des fous à Lomé n’est plus chose difficile. On en rencontre en veux-tu en voilà. Si la plupart de ces hommes et femmes atteints de troubles mentaux vaquent à leurs activités sans vraiment inquiéter qui que ce soit, il en existe cependant une catégorie dont la présence au sein de la société constitue une menace, un danger même pour les honnêtes citoyens.

On en voit certains qui passent et qui, non contents de vociférer et d’injurier tout ce qu’ils trouvent sur leur passage, n’hésitent pas à menacer les passants avec des objets qu’ils ont sous la main. Ces objets vont d’un gros caillou à un coutelas ou un bâton brandi à seule fin de faire du mal. Ces fous n’ont rien à voir avec ceux qu’on voit ordinairement et qui, malgré leurs aspects hétéroclites, n’ont jamais créé le désordre où qu’ils se trouvent et qui se retirent si on leur refuse de la nourriture. Les fous déchaînés, eux, sont capables de s’en prendre aux revendeuses qui refusent de répondre favorablement à leurs requêtes, et peuvent aller jusqu’à faire fuir un ou deux clients.

On en est arrivé à se demander comment calmer des gens aussi dangereux sans l’aide des autorités. Il est vrai que ces cas sont des exceptions, mais qui n’en posent pas moins la question de l’importance d’un centre psychiatrique à même de les éloigner des citoyens qui ont autre chose à faire que de penser à se défendre chaque fois qu’ils doivent traverser une artère. Sur les plages, aux abords des marchés, dans les stations, sur les trottoirs, il n’y a que trop d’aliénés où que l’on soit dans Lomé. L’hôpital psychiatrique de Zébé ne doit pas être le centre qui concentre les déments d’un pays qui en compte un nombre suffisamment inquiétant pour interpeller les autorités. Il est d’ailleurs loin d’être un centre de fous à proprement parler, même s’il s’y font des soins libres et des soins sans consentement.  Il est vrai qu’en 2017, l’Association Saint-Camille-de-Lellis a ouvert un centre de santé mentale baptisé « Notre Dame du Bon Secours » à Kpalimé, et qu’il existe au Centre de santé mentale Saint-Jean-de-Dieu d’Agoè-Nyivé un centre de diagnostic où se soignent les maladies psychiatriques. Mais qui s’occupe des fous à lier ? Grand clerc qui le dira.

L’État lui-même se doit de mettre en place ne ambulants pour la population. Cela aura au moins le mérite de traiter ce monde qui meurt souvent sans avoir été assisté le moins du monde. serait-ce qu’un hôpital psychiatrique à Lomé, un hôpital qui prenne en charge ces individus laissés pour compte qui deviennent des dangers.

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