Mouvement En Aucun Cas: « Nous avons décidé de différer cette campagne de Boycott  pour nous donner, d’abord, toutes les chances de réussir. »

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Mouvement En Aucun Cas: « Nous avons décidé de différer cette campagne de Boycott pour nous donner, d’abord, toutes les chances de réussir. »

Il y a trois semaines, nous appelions les Togolais épris de liberté et de Changement à boycotter durant la période du 05 au 30 octobre 2020 certains

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Il y a trois semaines, nous appelions les Togolais épris de liberté et de Changement à boycotter durant la période du 05 au 30 octobre 2020 certains produits.

L’objectif de cette campagne citoyenne non-violente était de dénoncer, d’une part, le soutien qu’apportent les puissances occidentales, en l’occurrence, la France et l’Allemagne au pouvoir en place et sanctionner, d’autre part, toutes les personnes et dirigeants d’entreprise qui contribuent à l’enracinement de la dictature dans notre pays.

Si nous avions opté pour cette stratégie presque jamais appliqué au Togo, c’est bien parce qu’elle est, au regard du contexte politique actuel, la voie indiquée.

Cependant, en tenant compte des humeurs et, surtout, guidés par l’impérieux souci d’efficacité, nous avons décidé de différer cette campagne de Boycott des produits TOTAL, T-OIL, TOGOCEL, SOTRAL, SIAFA et DJAMA pour nous donner, d’abord, toutes les chances de réussir.

C’est donc ce qui explique le fait que, depuis quelques jours, nous ne communiquons plus sur cette campagne.

Précisons qu’il ne s’agit guère d’une capitulation. Non. Loin de là. Il s’agit simplement, pour nous, de reculer pour mieux sauter.

Aussi, voulons-nous saisir cette occasion pour appeler tous les acteurs de l’opposition et de la société civile à un sincère examen de conscience. Que chaque entité et acteur fasse son autocritique.

Chacun découvrira, au bout du compte, qu’il a également sa part de responsabilité dans la malheureuse situation que nous traversons.

Chaque acteur en est, en effet, pour quelque chose. Aucun d’entre nous n’est saint. Nous sommes tous coupables. Monseigneur KPODZRO et le Dr Agbéyomé KODJO sont tout autant coupable que Jean-Pierre FABRE et Tikpi Atchadam. Mme ADJAMAGBO est autant coupable que Me Apévon. Foly SATCHIVI l’est autant que le Prof David DOSSEH. Il faut retenir, en résumé, que les difficultés actuelles sont imputables à tous ; à la diaspora comme aux acteurs nationaux.

L’urgence de se ressaisir.

Nous ne pouvons plus continuer dans ce sens.
Il est, aujourd’hui, indispensable que tous les acteurs de l’opposition et de la société civile acquis au Changement se retrouvent. La diaspora doit faire de même.

Il est important qu’on se parle. Nous devons nous confesser les uns aux autres, nous regarder en face et nous dire, l’un à l’autre, nos quatres vérités, nous boxer s’il le faut, mais sortir, à l’issue de cette rencontre, avec un cœur net, un nouveau contrat social et une volonté commune d’aller de lavant.

Nous invitons, pour se faire, les aînés Jean-Pierre FABRE, Tikpi Atchadam, Me Dodji Apévon, Mme Brigitte ADJAMAGBO, Agbéyomé KODJO et Monseigneur KPODZRO à travailler dans ce sens et à se montrer, en outre, disponibles pour des actions allant dans ce sens.

Ensemble, unis, solidaires et déterminés, nous vaincrons !

Fait à Lomé, le 07 octobre 2020

La Cellule Communication

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