Non-port de cache-nez : La force anti-pandémie dans ses basses œuvres

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Non-port de cache-nez : La force anti-pandémie dans ses basses œuvres

La force anti-pandémie fait son chou gras de l'état d'urgence sanitaire prolongé jusqu'au 15 septembre prochain. C'est un truisme. Décrété le 1eravri

Le SYNJIT réagit par rapport aux situations des camarades journalistes employés privés de salaires et appelle à rester mobilisés et à se tenir prêts pour de prochaines actions concertées.
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La force anti-pandémie fait son chou gras de l’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 15 septembre prochain. C’est un truisme. Décrété le 1er
avril sur ordonnance du président togolais Faure Gnassingbé avec une
batterie de mesures sociales devant faire office de parade à l’épidémie de
la Covid 19, cet état d’urgence aura été prolongé deux fois. Aux mesures
s’est joint celle liée à la nécessité de porter obligatoirement des masques,
où qu’on se trouve. Toute contravention est punie par une amende de
police qui va de 3000 francs à 20000 francs.

En cas de récidive, l’amende est portée à 50000 francs avec une peine d’emprisonnement d’un à six mois. Les personnes morales devront quant à elles se fendre de 500000 francs à 2 millions de francs CFA. Cela suffit pour que messieurs les gendarmes et policiers retroussent leurs manches pour faire découvrir de quelles inélégances ils sont capables. Plus question de revenir sur la non obtention de reçu la nuit par les citoyens sommés de payer les 3000 francs. Plus question non plus de parler des violences faites à ceux n’étant pas en état de les payer. Ce qui offre matière à ressentiment au sein de la population, c’est le favoritisme flagrant dont fait preuve cette force pas si anti-pandémie qu’on veut nous le faire croire. Comment comprendre le fait que dans les quartiers administratifs, policiers et gendarmes s’en prennent aux passagers dans les taxis arrêtés au moyen des sifflets au tournant des boulevards, mais qu’au même moment des usagers roulant à bord d’un 4X4 ou autres voitures de luxe passent sans subir quelque arrêt que ce soit ?

S’ils certains de ces véhicules personnels sont arrêtés, il leur suffit d’exécuter comme à la danse quelques mouvements sonnants et trébuchants, puis le tour est fait. Sans pour cela être sommés de porter de
cache-nez. Dans quel monde vit-on ! On a pu constater dernièrement comment un monsieur qui, arrêté pour non port de casque avec une dame
à bord de son Hilux, a pu passer sans coup férir. Si la dame a dans la foulée porté de masque, le monsieur s’en moquait comme de l’an quarante, et a continué son chemin sans souci aucun. La force anti-pandémie fait tout sauf sa mission qui est d’être d’une intransigeance inébranlable devant qui que ce soit. Se laisser corrompre montre l’ignorance de la tâche à elle confiée. S’en prendre aux plus faibles tout en laissant les autres est d’un choquant. Et d’un irresponsable.

Source: Journal Le Correcteur

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