Paradoxe sous les tropiques : Faure salue la libération de Soumaila Cissé et laisse les otages de sa politique croupir en prison

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Paradoxe sous les tropiques : Faure salue la libération de Soumaila Cissé et laisse les otages de sa politique croupir en prison

Pour se faire bienvenir de cette entité aux bras estropiés qu'on appellecommunauté internationale, Faure Gnassingbé est toujours d'attaque pour mange

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Pour se faire bienvenir de cette entité aux bras estropiés qu’on appelle
communauté internationale, Faure Gnassingbé est toujours d’attaque pour manger à tous les râteliers. Il saute à pieds joints sur le moindre fait pour se distinguer, faire le beau, au point d’oublier son statut de président.

Le fils du père dit partager « le soulagement du peuple malien, des familles de M. Soumaila Cissé et des trois autres otages au #Mali suite à leur libération ??

Mes félicitations vont à l’endroit de tous ceux qui ont œuvré pour cet
heureux dénouement ». Ce message, posté sur sa page Facebook le 9
octobre dernier, survenait dans la foulée de la libération de Soumaïla Cissé,
homme politique malien et plusieurs fois candidat à la présidence. Le 25 mars dernier, durant la campagne pour les élections législatives, son convoi a été attaqué par des hommes à moto. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé ainsi que onze membres de son équipe de campagne otages. Sa libération ne peut être que source de soulagement.

Mais ce n’est pas là l’objectif d’un président comme Faure Gnassingbé qui semble être démangé par l’envie de pianoter son clavier androïd pour les beaux yeux d’on ne sait quelle diplomatie. C’est devenu un rituel pour lui, tout pour l’extérieur et rien pour ses concitoyens.


Un message chaleureux venant du président d’un pays où les opposants
boivent le calice de l’emprisonnement et de tortures humiliants et dégradants jusqu’à la lie, c’est tout de même hallucinant. Faure dit son « soulagement » pour la libération d’une personne qu’il ne connaît ni de près ni de loin, mais n’a de cesse d’emprisonner des citoyens par dizaines dans son pays. Ce n’est pas tant le soutien apporté à l’opposant malien, que le corset liberticide auquel sont soumis les opposants au régime cinquantenaire de Faure qui inquiète. N’est-ce pas une autre forme de terrorisme que de détenir des opposants pour la simple raison qu’ils ont manifesté pour un changement de régime, aspiration d’ailleurs noble ?

Ceux qu’on appelle des prisonniers politiques croupissent encore en prison, et le pouvoir ne daigne pas leur ouvrir les geôles. On aura tout vu sous ce système à bout de souffle.

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