Promotion de la consommation locale : Quid des langues nationales en milieu scolaire ?

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Promotion de la consommation locale : Quid des langues nationales en milieu scolaire ?

« Consommer local ne doit pas se résumer en un simple slogan. Ceci doit plutôt se décliner et se traduire en un changement de paradigme, en un patrio

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« Consommer local ne doit pas se résumer en un simple slogan. Ceci doit plutôt se décliner et se traduire en un changement de paradigme, en un patriotisme économique, en un comportement citoyen de chaque Togolais ».

C’est ce que déclarait la semaine dernière le ministre en charge du Commerce et de la consommation locale Kodjo Adedze, lors du lancement
officiel du mois du Consommer local au Togo qui se déroulera du 1er au 31
octobre 2020. Cette initiative est mise en place pour soutenir les entrepreneurs togolais et ceux des pays membres de l’UEMOA (le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) qui excellent dans la transformation des produits locaux mais également qui avec leur ingéniosité inventent ou fabriquent des outils et instruments pour soulager leurs compatriotes dans leurs activités et soucis. La Premier ministre Victoire Dogbé a de son côté exhorté chacun à « mettre en valeur le savoir-faire togolais et d’encourager la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits  »Made in Togo » ».

Cette première édition verra l’élaboration d’une stratégie nationale de promotion de la consommation locale, l’organisation de panels de discussions et de concours, ou la visite des unités de transformations des produits locaux dans les cinq régions. C’est une initiative on ne peut plus belle que le Mois du consommer local. Mais les autorités se doivent d’aller loin dans leur politique de consommation locale. Il ne s’agira pas que de mettre en valeur le savoir-faire togolais et d’encourager la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des
produits  »Made in Togo ».

Une nation, c’est toute une histoire. Et cette histoire se vivifie à travers ses langues, ses traditions. Ses cultures pour ainsi dire. Que faisons-nous de ces richesses aujourd’hui presque tombées dans l’oubli ? Il n’y a qu’à voir la place accordée aux langues nationales dans les écoles pour tirer la tragique conclusion que quelques décennies d’ici, les Togolais dans leur majorité auront perdu ce qu’ils ont de valeurs. On ne fait qu’ingurgiter du français, de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol et autres langues aux élèves, quand d’autres nations n’en font pas forcément autant. Rien de plus beau que la mondialisation, mais on ne doit pas oublier nos patrimoines.

Les deux langues nationales que sont l’éwé et le kabiyè ne sont même pas
enseignées dès le primaire. Pas plus qu’il n’y a pratiquement pas de livres qui sont écrits en Ewé ni kabiyè, comme le voisin Ghanéen y travaille. Non, l’on ne doit pas s’arrêter aux considérations culinaires et mettre de côté
l’apprentissage de la langue qui n’en reste pas moins la vitrine par laquelle
une nation brille.

Source: Journal Le Correcteur

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