Réflexions sur le Togo avec ma Plume de Vautours: Le ras-le-bol d’un peuple passe aussi par l’art

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Réflexions sur le Togo avec ma Plume de Vautours: Le ras-le-bol d’un peuple passe aussi par l’art

Dans un pays où la vie s’apparente davantage à de la survie, et où l’expression n’est pas libre de droit, chacun puise son courage où il le peut.&nbs

« Demander une Afrique meilleure et dénoncer l’oppression des populations africaines. » Dixit Farida Bemba Nabourema
Nombreux sont ces diplômés qui cherchent en vain un emploi, faute d’une formation adéquate. Quelle formation de qualité faut-il pour un bon emploi? Sika’a a tendu son micro à Ernest EGBENOU, Directeur Général de l’IFAP, un institut de formation professionnelle agréé par l’État
Fernand Marlon: « On a vendu la facilité à la population et voilà les résultats. »

Dans un pays où la vie s’apparente davantage à de la survie, et où l’expression n’est pas libre de droit, chacun puise son courage où il le peut. « On dit que l’espoir fait vivre, ici, c’est la religion ou la boisson qui fait vivre les gens. Avoir la foi nous aide à évacuer notre violence, mais ça peut aussi devenir de l’opium. Parce qu’on se shoot à coup de versets bibliques, on s’injecte ça dans les veines sans réfléchir. L’abandon est tel qu’on en vient à mettre les causeurs de notre souffrance dans nos prières ! » 

Un abandon que l’actualité française renforce encore davantage. « C’est vraiment difficile de réaliser qu’on ne sera jamais la priorité du monde. J’étais triste à la vue des flammes de Notre Dame de Paris, mais je me suis interrogé. Pourquoi vos caméras ne sont pas également tournées vers les catastrophes au Togo (dictature) ou au Mali (junte) qui elles, ne sont pas uniquement matérielles ? Près d’un milliard d’euros a été récolté, pourquoi on ne mobilise pas cet argent pour nourrir les millions d’enfants qui meurent de faim ? Je trouve cela insensé et affligeant, ça ne fait qu’alimenter notre incompréhension et notre désarrois ».

La misère d’un pays riche

Des étendues de forêts incalculables, des minerais et du phosphates foisonnant, des sources de pétroles, marbres, or, cuivres… Indéniablement, le Togo a été gâté par mère-nature. Néanmoins, alors qu’elle ne dépasse pas les 8 millions d’habitants, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Un fait inacceptable selon ma Plume de Vautours« Notre pays regorge de richesses naturelles et pourtant, nous manquons de tout ! Même les services de bases comme l’alimentation, l’électricité et l’eau courante ne sont pas assurés en continu et même dans la capitale. Est-ce normal sur un territoire riche comme le nôtre ? »

Ceux qui comparent leur pays à un laboratoire où toute expérience est détournée et vouée à l’échec, s’indignent : « On meurt de tout ici. Tu vas à l’hôpital pour un mal de tête ou une légère infection, et tu meurs d’une erreur médicale ! ». Comme on peut s’en douter, le fonctionnement désastreux du système de santé n’est malheureusement pas un cas isolé surtout face à cette pandémie de Covid-19. « C’est simple, tout est à refaire. Du système éducatif au système politique, en passant par notre économie. Rien ne fonctionne correctement ! Pourtant, notre pays aurait largement les moyens de se développer, notre situation est la conséquence d’un manque de volonté certain de la part de nos politiques » déclare ma Plume de Vautours.

« je vais y revenir » avec ma Plume de Vautours

Tesko Arito Zowadan II

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