Réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé: Les victimes d’expropriation restent fermes.

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Réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé: Les victimes d’expropriation restent fermes.

Les propriétaires de CAP et lycée technique, les riverains, locataires et autres se sont réunis le 15 juillet dernier à Adidogomé (Lomé) pourdénoncer

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Les propriétaires de CAP et lycée technique, les riverains, locataires et autres se sont réunis le 15 juillet dernier à Adidogomé (Lomé) pour
dénoncer les conditions dans lesquelles se déroule l’expropriation de leurs terrains devant servir à la réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé.


Lancés le 17 juin, les travaux menés de façon cavalière ne sont pas du goût des propriétaires qui entendent rediscuter avec la Commission d’exploitation (COMEX) de la valeur vénale et marchande pour trouver un accord définitif et satisfaisant pour tous. Ils ont, à travers une déclaration, fait des propositions à la COMEX qui leur donne un mois pour quitter les lieux dès la perception des indemnités. Ces propositions vont du dédommagement à juste prix en faveur des « locataires qui ont effectué des travaux dans les lieux à eux alloués pour leur exploitation commerciale », à la suspension du délai d’un mois préalablement fixé pour faire place aux
discussions entre la commission et les propriétaires dans le respect des droits privés des propriétaires pour s’accorder sur une indemnisation juste, équitable et acceptable.


Si les propriétaires de CAP et lycée technique ont qualifié ce délai d’ « injuste, abusif », cet ordre est pour eux une sorte de « mise en place d’un système de spoliation indirecte sans le moindre respect des droits privés
des propriétaires des
immeubles».

« Comment concevoir qu’on fixe un prix pour acheter un bien sans que le
propriétaire du bien ne soit associé a priori pour discuter du prix d’achat de son bien », se sont interrogés les propriétaires dans une déclaration lue par
Amédomé Raoul, rapporteur des propriétaires.

L’autre paramètre que la COMEX n’a pas pris en compte et que fustigent les
propriétaires, c’est la période d’examen où se trouvent les
enfants « qui ont besoin de composer dans la tranquillité sans être inquiétés ni bouleversés par quoi que ce soit».


Un mois, à les en croire, bouleverserait l’esprit de leurs enfants. D’autres soucis restent par ailleurs le lot des propriétaires : la mesure d’accompagnement fixée unilatéralement par la COMEX,
le mètre carré fixé sans consensus, l’intimidation de certains propriétaires,
l’impossibilité pour certains propriétaires d’entrer chez eux en raison des clôtures des maisons par la COMEX, l’allocation des six mois de loyer à raison de 25000 francs/mois au titre d’avance par locataire, l’indifférence de la commission par rapport aux bâtisses qui sont sur les immeubles.


Toutes ces remarques faites à la commission sont à ce jour restées lettre morte.


D.K.M. Source: Journal Le Correcteur

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